Retour en 2014, Drake sortait « Pound Cake/Paris Morton Music 2. » en featuring avec Jaz-Z. Une accusation pour sampling illégal a été immédiatement lancée contre l’artiste de Toronto.

En effet, les ayants-droits de Jimmy Smith, un artiste des années 80, n’ont pas apprécié que les producteurs du morceau aient samplé des passages parlés de « Jimmy Smith Rap » sans l’autorisation préalable (et les droits d’utilisation qui vont avec).

• « Pound Cake/Paris Morton Music 2. » de Drake (2014)

• « Jimmy Smith Rap » de Jimmy Smith (1982)

Une décision surprenante

Et c’est le moins que l’ont puisse dire ! Les avocats de Drake et de ses producteurs ont visiblement très bien fait leur travail, puisque le juge en charge de l’affaire à déclaré qu’il n’y avait pas de responsabilité dans la violation des droits d’auteurs, et que l’utilisation du sample était raisonnable (« Fair use » en anglais).

Bien que le sample soit 100% identique, le juge a décidé que le fait que le sample soit tronqué, et que le sens de la partie samplée soit différent d’un morceau à l’autre, alors il n’y avait pas de violation de droits d’auteurs. Voyez plutôt :

Dans la version de Jimmy Smith on peut entendre :

“Jazz is the only real music that’s gonna last. All that other bullshit is here today and gone tomorrow. But jazz was, is and always will be.”

Et dans celle de Drake :

“Only real music’s gonna last. All that other bullshit is here today and gone tomorrow.”

En clair, l’edit du sample (qui donne une autre signification à la phrase) est tel, qu’il est jugé comme raisonnable. Malgré sa durée de plus de 35 secondes, le fait qu’ils soit transformé, lui permet de passer sous le coup d’une condamnation.

A ma connaissance c’est une première pour ce genre de sample si évident, et surtout le fait qu’une déformation de la signification de la partie samplée permette donc d’utiliser le sample sans payer des droits d’auteurs. Assez hallucinant !

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