A croire que c’est une affaire de famille (bigup Arsenik), le nouveau titre du fiston Smith, Jade, comporte un sample vocal emprunté à un morceau des années 60.

Tel père tel fils

On reste loin des samples bien gras utilisés par le père Will à la fin des années 90 (souvenez-vous de Men in Black et son sample de Patrice Rushen ou bien encore Wild Wild West et ses samples de Stevie Wonder). Le fils Smith (et ses producteurs Omarr Rambert et Melvin Lewis) se la joue plus subtil, avec un sample vocal tiré de « The Hi De Ho Man » (1960) de Cab Calloway.

• Jaden Smith – Icon (2017)

• Cab Calloway – The Hi De Ho Man (1960)

Jaden Smith aime Cab Calloway

Cab Calloway, ce nom vous dit peut-être quelque chose… Ce chef d’orchestre et jazzman des années 60 grandit à Baltimore puis Chicago.

En 1933 sa chanson Zah Zuh Zaz va connaître un drôle de destin. Le chanteur Johnny Hess reprend ce nom bizarre et le chante dans « Je suis Swing » (je suis swing, je suis zazou). C’est ainsi que le mouvement Zazou sera lancé en France durant l’occupation allemande. Au-delà d’un simple style musical, le mouvement Zazou se caractérise par un style vestimentaire à la fois « chic et excentrique ».

C’est en 1939 Calloway engage un jeune trompettiste alors inconnu, un certain… Dizzy Gillespie. Durant les années 50 et 60, il intègre le show des Harlem Globetrotters et ses produits dans les clubs de jazz partout dans le monde.

Au début des années 80, le film « The Blue Brothers » de John Landis relance la popularité de Cab Calloway avec son tube « Minnie the Moocher », dont je suis sur que tout le monde connaît le refrain (sans en connaître l’interprète original !)

« Ho di ho di ho di ho »

Calloway est entré dans la culture populaire, dans The Mask de Jim Carrey (et la scène du gala de charité), Henri Salvador lui rendra hommage dans « Armstrong, Duke Ellington, Cab Calloway », le Wu-tang Clan avec « Dirty the Moocher », Robbie Williams et j’en passe !