The Art of Sampling, vol. 17

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Le tout dernier numéro de la série The Art of Sampling par ledjfab est arrivé sur Youtube !

Avec au programme (entre autre) un titre de mes titres disco favoris, que je vous recommande chaudement : Queen of Chinatown d’Amanda Lear. 😉

A noter une deuxième vidéo, qui vient compléter quelques samples déjà évoqués : « Updates #1 » à découvrir par ici !

Voir la page Youtube de ledjfab.

36 COMMENTS

  1. À noter que pour Hott 22 (« Make Up Your Mind »), les vocals « Stop wasting all my time » et « Why don’t you make up your mind » sont des samples d’un morceau d’Aurra (« Make up your mind »).

    Bravo pour ce site qui est un mine d’or ! 🙂

  2. OUAIIIIS !!! House Keepers – Go Down !! c’est ma musique préférée de toutes les musiques du monde !! Quelle surprise quand j’ai appris il y a quelques années que c’était un sample et qui plus est de Amanda Lear ! 😀

  3. Pour info ;Music de One way est samplé aussi par Bob sinclar :my only love

    One way :

    On trouve aussi un autre sample celui de
    Fresh band: come back lover

  4. Amanda Lear! Oh! my! God! Que de ktisch! Mais je salue ce titre, effectivement très disco, même s’il ne sauve pas ses piètres talents vocaux! Je retiens surtout le refrain, ou les background vocals assurent…
    Je me souviens de 1994 où elle avait sorti un titre avec la chanteuse de Bass Bumpers (Fantasy), pas trop mal foutu.

  5. Wow. J’ignorais également que Bass Bumpers avait travaillé avec Amanda Lear. J’adorais Bass Bumpers à cette époque. Aujourd’hui ils ne font que de la production, et l’équipe s’est agrandie, mais sans le retour de Felicia Uwaje et E Mello.
    ‘The Music’s Got Me’, ‘Move To The Rhythm’ et ‘Runnin’ sont parmi leurs plus grands succès. Plusieurs ont essayé de reprendre ‘The Music’s Got Me’ (comme Brooklyn Bounce par exemple, et remixé par Bass Bumpers de surcroît). Mais personellement, je suis toujours resté accroché à l’original.
    Dans la forme, Bass Bumpers était différent. À cette époque, l’Eurodance avait une structure bien établie (voix féminine pour le refrain, rap pour les couplets). Or en écoutant Bass Bumpers, on réalise que la formule est différente. Felicia Uwaje chante la majorité du temps, E Mello fait des ‘fill in’ sommes toutes assez discrets, au début et à la fin des morceaux.
    ‘Go Down’ était probablement l’un de mes titres House préférés de l’année 2005. Je l’écoutais encore tout à l’heure: vous remarquerez que dans les ‘breaks’ (lorsque la musique s’arrête et reprend), il y a cet effet de ‘gong’ avec le sample, tout simplement génial.
    Le nom des ‘House Keepers’ (‘Les gardiens de la maison’) semble être également une petite blague: remarquez la maison à la fin de mon montage (the ‘House’) et les deux lions de pierre qui la gardent (‘keepers’). 🙂
    Merci à Lionel pour cette Info supplémentaire pour le morceau de Hott 22. Je songerai à l’ajouter dans un futur ‘Update’ 🙂
    En passant, j’ai reçu ce matin un message de DreamboxDLD qui a réussi à isoler la voix féminine de ‘High Life’ des Daft Punk. C’est vraiment bien rendu et je vous invite à aller y jeter un ‘coup d’oreille’:

    http://www.zshare.net/audio/59269882973af78e/

    Merci à tous pour vos messages et l’intérêt soutenu sous toutes ses formes! 🙂

  6. La collaboration Lear/Bass Bumpers s’est arrêtée là. Le titre est signé Lear/Reith/Caba Kroll et figurait sur l’album « Cadavrexquis » en version single et « Long Version ». Les autres titres sont absolument inécoutables, à tel point que Monoprix bradait un an plus tard l’album au prix de 11… Francs!

    A propose de Bass Bumpers : encore des Allemands, au passage! C’est dingue comme nos voisins d’Outre-Rhin ont marqué l’Eurodance des années 90 (pléonasme).

  7. En fait, Felicia a bel et bien continué à travailler avec les producteurs de Bass Bumpers ces dernières années, mais pour d’autres productions. Elle est créditée comme auteur de titres ayant bien fonctionné en Allemagne, comme « The Sun Goes Down » de CJ Stone, ou « Overload » de Voodoo & Serano, deux productions made in Bass Bumpers Music.

    Un de ces jours, on apprendra que c’est sa voix trafiquée qui se cache derrière celle de Crazy Frog, autre prod Bass Bumpers (ou la plus grande déchéance de l’histoire de la dance ! 😉 )

    Autre prod made in Bass Bumpers où l’on reconnaît Felicia, « All I Want » de Gardeweg (2001), comme c’est une adaptation, amusez vous à reconnaître d’où ça sort, ce n’est pas bien compliqué mais il y a une petite subtilité :

    Et pour Chassezac, c’est vrai que les Allemands ont été très prolifiques en matière de dance/Eurodance, sans doute la deuxième dans ce créneau derrière l’Italie qui a produit un nombre incalculable de références du genre.

  8. Moratto : Bien que je sois germanophile, je ne suis pas nécessairement fanatique. Ceci étant dit, c’est avec objectivité que je classerais l’Allemagne AVANT l’Italie pour ses créations eurodance. En tout cas pour les productions qui m’ont le plus marqué, plus ou moins dans l’ordre de préférence : Jam&Spoon, Snap, Captain Hollywood Project, U96, Bass Bumpers, Culture Beat,Maxx, Sash, Magic Affair, Real McCoy, Haddaway, Scooter, sans parler des prods moins avouables type Mr. President, Pharao, Fun Factory, Captain Jack ou encore MoDo. J’en oublie pas mal, natürlich.

    Evidemment, ça n’enlève rien aux prods italiennes; je trouve simplement que les groupe allemands (qui sont souvent composés de non-allemands) ont davantage produit et marqué leur époque et constituent pour moi plus de références du genre.

  9. Indra (Misery, Temptation) et Rozlyne Clarke (Gorgeous, Eddy Steady Go) sont des productions françaises (Skorsky et « Beatboxking »). OK, c’est pas ce qui a été fait de mieux, mais c’était pas mal à son époque.

    Il y avait aussi Abbyale (A Kiss from Paris, I wanna be your love too). Là non plus, on n’atteignait pas des sommets. Mais j’avais 16-18 ans alors, et c’était tellement bon d’entendre autre chose que ce que les potes passaient en soirée (Téléphone, Cure, U2 -géants dans leur domaine, mais moins adapté pour se bouger on the dancefloor)…

  10. @ Chassezac, je suis tout à fait d’accord concernant l’intérêt et l’impact des productions allemandes que tu cites, je me basais sur un critère purement quantitatif, et bien que comme tu le soulignes les Allemands ont produit énormément de titres du genre, ils restent la seconde nation en termes de productivité (en eurodance) derrière l’Italie.

    J’en veux pour preuve ces stats, prises sur le site de référence du genre, qui comptabilise une énorme quantité de productions, le graphique concernant cette stat est le dernier :

    http://eurokdj.free.fr/search/statistics.php

    On y voit cependant que ce sont et de loin les deux nations dominatrices du genre. Je dirais que les qualités et défauts propres à chacune ne sont pas nécessairement les mêmes : les Allemands font un travail inégalé sur le son et la qualité de production quand les Italiens travaillement davantage les mélodies et le « charme » de leurs productions, ils font souvent aussi plus souvent des titres inspirés par d’autres il est vrai.

    Personnellement j’aime autant de titres made in Germany que venant d’Italie, mais je remarque que les productions allemandes les plus intéressantes, à peu de choses près ce que tu as cité, sont aussi souvent celles qui ont le mieux marché ; c’est beaucoup moins vrai avec les productions italiennes, je trouve que beaucoup de celles ayant été des succès commerciaux ne rivalisent pas du tout avec une nuée de productions bien moins connues mais ayant un niveau largement comparable aux productions allemandes que tu cites. Beaucoup n’ont cependant pas été importées officiellement en France, leur cote en occase explose d’ailleurs totalement sur le net au vu du nombre d’exemplaires parfois faible pressé.

    Ah oui au passage, Mo-Do que tu cites comme une prod allemande (logique, paroles en Allemand) est bien en réalité une production italienne, par l’équipe aussi productrice de Einstein Doctor Deejay, qui utilisait aussi la langue de Goëthe pour ce projet. Mais là aussi, le producteur principal a fait des dizaines de productions bien moins connues mais plus abouties que Mo-Do, qui n’était qu’un gros délire.

    Côté productions françaises il n’y en a pas eu beaucoup qui étaient au niveau des piliers du genre, mais on peut citer celles de :

    – Olivier Renoir (After Touch, Falone…),
    – Laurent Istel (Sarah, Anthea…),
    – Gérard Langella (Lena, Marcia Johnson…)
    – Johhny Williams & Louis Element, qui n’ont pas fait que du bon dans d’autres genres (B-One, Cocoon IV, House Control, Direct 2 Dance…)
    – Régis Ducatillon (CJ wilson, AlphaBase, X-Kameron, Jocko…)
    – ou DJ Bertrand (D-Mention, Cherry Moon…), lecteur de ce blog et dont tout amateur de house & garage 90’s doit consulter illico son propre blog pour se rendre compte de ce qu’il propose aujourd’hui, c’est énorme :

    http://djbertrand.blogspot.com/

  11. Re-Moratto: Un de ces jours, on apprendra que c’est sa voix trafiquée qui se cache derrière celle de Crazy Frog, autre prod Bass Bumpers (ou la plus grande déchéance de l’histoire de la dance ! )

    Ah oui, le petit bonhomme DINK! DINK! haha. Il y a eu aussi Dolly, je ne sais pas si ça vous dit quelque chose.
    Il y a eu plusieurs ‘grandes déchéances’ dans l’histoire de la dance. En 1995, le marché était déjà saturé de productions Euro infantiles et souvent grotesques. Je ne sais pas si vous vous rappellez de Real Joy (‘la danse d’Hélène’), Scatman John, Red Nex…
    Et dans quoi catégorise-t-on Jordy?
    Le scandale Jenny Bersola (qui se retrouve sur presque tous les gros canons Italiens de ces années là mais non créditée et remplacée par des pin-ups dans les vidéos) a aussi contribué à une sorte de ras-le-bol collectif.

  12. Oui, « grande déchéance » dans le sens où le projet est passé d’un statut plutôt haut du panier des productions dance à tout en bas, tout en bas…

    Et je suis d’accord pour l’analyse où la saturation du marché suite ssentiellement à l’invasion de productions infantiles et grotesques a forcément accéléré la fin de la période… on peut aussi ajouter que certains des producteurs de dance les plus réputés se sont mis à privilégier la production de certains boys bands.

    Et c’est vrai que Jenny Bersola fait partie des principales « voix » de l’eurodance made in italy (notamment le triptyque « The Rhythm Of The Night »/ »The Summer Is Magic » (Playahitty)/ »You & I » (J.K.) ), mais elle fut loin d’être un cas isolé, il est vrai. Je ne pense toutefois pas que le grand public avait vraiment conscience de cet aspect, hormis peut-être pour les cas les plus notoires (Black Box, Technotronic, Milli Vanilli, Cappella avec le reportage dans Capital…)

  13. Plusieurs personnes ne savent toujours pas que l’Eurodance était souvent ‘bidon’. Sur You Tube par exemple, certains laissent des commentaires sous les vidéos de JK et Corona en disant ‘Ah! Elle sait chanter cette fille!’.
    Sandra Chambers et Annerly Gordon (Whigfield) sont deux autres cas notoires de lipsync, et tout porte à croire que c’est encore pratique courante dans les productions de Larry Pignagnoli et Benny Benassi.
    J’ai déjà parlé un peu avec Karine Sanche de l’Encyclopédie Eurodance, et nous nous entendions sur notre concentration sur la musique et non sur l’aspect visuel (clips, pochettes de disques, etc.). Ces incidents n’ont donc pas d’impacts réels sur ceux ou celles qui s’intéressent réellement à la musique, et non aux véhicules ‘tape l’oeil’ pour les vendre.
    Plusieurs artistes Eurodance s’en sont quand même tirés sans lipsync et sans combines douteuses: CB Milton et Haddaway avaient des voix vraiment accrocheuses; Jam & Spoon étaient de vrais artistes… bref voilà pourquoi je ne rejette jamais l’Eurodance dans son entier comme certain(e)s le font.

  14. Oui, avec Sandy Chambers, Annerly Gordon et Jenny Bersola, on a sûrement le top 3 des chanteuses les plus utilisées en studio pour les productions italiennes. La vraie raison n’était d’ailleurs pas aussi souvent que ça l’incapacité de trouver des interprètes satisfaisantes à tous points de vue, c’était plutôt pour sortir un maximum de productions sans rattacher l’image de la véritable chanteuse à un projet en particulier, ce qui aurait été beaucoup plus compliqué pour sortir d’autres productions en cas de gros succès de l’une d’entre elles. Ca n’empêche pas qu’il y a duperie, même si ça ne s’arrêtait pas à l’Italie (Real Mc Coy, E-Type, entre autres…)

    Tout à fait d’accord pour l’aspect musical qui compte avant tout, c’est exactement mon point de vue aussi. Mais je ne pense pas qu’il soit partagé par la majorité, par exemple beaucoup de personnes ont en référence de cette période les shows en lipsync de Dance Machine, donc l’aspect visuel a aussi beaucoup marqué un grand nombre de ceux qui s’intéressent encore à cette période là. Je connais bien Karine aussi, j’ai également participé à l’Encyclopédie. Et tout à fait d’accord également pour Jam & Spoon qui ont produit plusieurs des titres qui m’ont le plus marqué, tous genres confondus.

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