C’était un 25 décembre, tout comme George Michael, que James Brown nous quittait. Il y a 10 ans, le Godfather of Soul laissait derrière lui une carrière immense et des morceaux cultes qui en font un des artistes les plus samplés de l’histoire de la musique.

Parmi les quelques articles publiés pour célébrer les 10 ans de la disparition de James Brown, 2 ont retenu mon attention. Un mix de Pete Rock et un chouette article de Slate.fr sur les samples de James Brown.

Un mix de Pete Rock

Sorti il y a 2 ans, ce mix de Pete Rock (producteur et moitié du duo Pete Rock & C.L. Smooth) rend hommage au parrain de la Soul avec un enchainement de tubes, tous plus ou moins samplés à grande échelle.

Dès les premières minutes d’écoute on se rend compte de l’influence qu’a pu avoir James Brown sur le hiphop. On se dit même que plus de 6500 morceaux auraient samplé la discographie de James Brown, même s’il est – à mon avis – impossible d’en connaître le nombre exact.

Slate.fr parle samples

J’en profite également pour saluer l’initiative de Slate.fr qui a publié un article sur les samples de James Brown et son impact sur le hiphop. Pour faire un résumé de l’article, on retiendra que toutes les générations d’artistes hiphop sont allés piocher dans le catalogue de JB : de Public Enemy à Kanye West, en passant par les français de 1995 et Kendrick Lamar.

J’ai particulièrement aimé l’anecdote comme quoi MC Solaar aurait choisi de signer chez Polydor au début des années 90 pour avoir accès au catalogue des titres de James Brown (et ainsi pouvoir les samples plus facilement). Info ou intox, toujours est-il que ce choix semble complètement légitime ! MC Solaar a en effet samplé « Bodyheat » sur « L’histoire de l’Art« .

A noter également que James Brown a flirté avec le hiphop, d’une manière plus intime, puisqu’il collabora avec un des pionnier du hiphop, Afrika Bambaataa en 1984 sur le titre Unity. Un choix de titre parfait pour symboliser le trait d’union entre la Soul des années 60 & 70 et la naissance du mouvement hiphop au début de la décennie 80.

« Peace, Unity, Love and having Fun »