Charlotte Gainsbourg a dévoilé il y a quelques jours 2 titres de son futur album « Rest ». Le tout accompagné, s’il vous plait, par l’artillerie lourde de la french touch : la moitié de Daft Punk Guy-Manuel de Homem Christo et SebastiAn.

 Charlotte Gainsbourg & la French Touch

L’album qui sort le 17 novembre mérite toute notre attention, surtout après l’écoute des 2 titres déjà révélés et qui annoncent la couleur. « Deadly Valentine », un morceau magistral tout en ligne de basse retenue, aux allures Daft Punkienne. « Rest », à la mélodie qui semble si familière et qui pourrait figurer en bonus track d’un album des robots casqués si la voix était vocodée.

Charlotte « Chopin » Gainsbourg

Retour en 1984, comme il sait si bien le faire, le père Gainsbourg choque la France avec son nouveau titre « Lemon Incest », où il aborde le sujet tabou par excellence : l’inceste. Au sommet de son art, Serge Gainsbourg embarque sa fille Charlotte pour un duo qui deviendra culte.

Pour la partie musicale, le titre fait plus que s’inspirer d’un air de Chopin, il en reprend les notes principales. C’était tout le génie de Gainsbourg : arriver à s’approprier des airs classiques et les transformer en musique populaire accessible au plus grand nombre.

• Serge & Charlotte Gainsbourg – Lemon Incest (1984)

• Frédéric Chopin – Étude, Op. 10, No. 3 in E Major (1830)

Quand il n’y en a plus…

Les inspirations Gainsbouriennes ne s’arrêtent pas là ! On en retrouve des dizaines dans ses chansons, tant dans ses propres compositions que celles pour les autres. Je pense à Jane B, qui reprend un autre air de Chopin (et samplé plus tard par NTM), « Ma Lou Marilou » qui reprend du Beethoven, « Poupée de Cire, Poupée de son » pour France Gall qui reprend aussi Beethoven. Mais aussi « Initials BB » et Dvorak et j’en passe ! Je vous recommande d’ailleurs la lecture de cet article « Gainsbourg : génie ou plagiaire » qui résume parfaitement les emprunts de Gainsbourg dans ses plus grandes chansons.