Enquête sur les samples

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Je vous en parlais cet été 2021, les bouquins « enquêtes sur les samples » sont maintenant une réalité !

Pour l’occasion, j’ai pu poser quelques questions à son auteur, Cédric Arnaudet.

Parles-nous en quelques mots des livres “enquêtes sur les samples…” 
Ces bouquins sont dans la continuité du compte Instagram. Les Samples y sont classés par artistes, est les artistes par ordre alphabétique. Chaque morceau est illustré par sa pochette, ainsi que toutes ses références (Date de sortie, label, producteur…). C’était très important pour moi d’être le plus précis possible. Et j’ai intitulé les ouvrages « Enquêtes sur les Samples… », par rapport à ce travail de recherche, d’archivage, d’investigation. Je n’ai pas la prétention de me considérer journaliste, ou écrivain, du coup le terme « enquêtes » est le plus approprié pour définir le contenu des livres.

 
Comment as-tu eu l’idée de faire un bouquin sur les samples ? 
Au départ, l’idée m’a été soufflée par des éditeurs qui m’ont contacté pour poursuivre l’aventure Instagram sur papier. Mais ils me proposaient quelque chose de trop formaté, et on ne s’est pas entendu. Cet été, quand Bursty (De Brazza Édition) m’a proposé de signer avec lui, c’était davantage une aventure humaine, on était sur la même longueur d’onde. Il m’a laissé carte blanche, en plus de l’écriture, j’ai réalisé la couverture et la mise en page, sélectionné les photos… J’ai pu faire le livre que je voulais. Car c’était important que ce livre parle aussi bien aux diggers, beatmakers, passionnés, nostalgiques, ainsi qu’aux nouvelles générations.  


Quel est ton anecdote de sample préférée ?
Il y en a pas mal… Et c’est là que tu te rends compte que le hasard tient une place importante.  Je ne voudrais spoiler personne, mais certains morceaux ont été samplé à partir d’un vinyle trouvé dans une poubelle, d’un CD rayé, ou de l’allumage d’une gazinière…  

Le sample qui te bluffe à chaque fois ?

Ce n’est pas un sample, mais les samples de RZA. Car cela m’a ouvert vers d’autres genres musicaux, comme la Soul. Il y a aussi celui de Havoc dans « Survival of the Fittest ». Le sample est tellement travaillé, qu’il a mis pas loin de 20 ans avant d’être démasqué. Et puis le son de Mobb Deep a été une grosse source d’inspiration dans le rap en général.  


Ton compte instagram @toutsamplement est super populaire, d’où t’es venue l’idée de parler samples sur Instagram ?
J’ai repris mes études il y a deux ans, pour passer un Master de Community Manager, et mon projet de fin d’étude était de créer une marque avec son concept, sa ligne éditoriale, son logo, ses visuels… et j’ai fait « Tout Samplement ». Mon diplôme en poche, je me suis mis à chercher du boulot, mais en Mars 2020, en plein confinement, ce n’était pas la période idéale. Alors j’ai commencé à écrire ces petites histoires autour des samples, que je diffusais sur un site. Et en décembre 2020, j’ai ouvert le compte Instagram, et c’est parti assez rapidement, au bout d’un mois j’avais 2000 abonnés. J’étais loin d’imaginer ça, mais ça m’a motivé pour continuer.   


Les livres vont-ils être disponibles en ligne sur Amazon ou autres ?
Oui, ça devrait être fait avant Noël. Les livres seront aussi à la Scred Boutique, chez Gilbert, ainsi que d’autres librairies sur Paris. Je vais en amener sur Bordeaux aussi. Sinon c’est toujours disponible sur www.debrazzarecords.bigcartel.com

Hiphop US ou FR ?  
C’est du 60 / 40, mais la balance pèse côté rap français.  

                            
As-tu d’autres projets “samples” ? 
Il y a les volumes 2 du Rap Fr et Us, qui devraient sortir début 2022. Et j’aimerais en faire un aussi sur les samples dans l’Électro et la Pop.

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